Comment le jobbing s'ancre de plus en plus dans le tissu économique local
Nouveau venu parmi les types d'emplois créant du lien économique dans les territoires, le jobbing s’ancre de plus en plus comme une alternative viable pour l’accès à l’emploi.
Avec des centaines de milliers de “jobs” recensés et réalisés chaque année, ce qui s'apparentait à de l’Ubérisation du service à la personne semble de plus en plus s’installer dans nos villes et créer de l’emploi pour les personnes qui en ont le plus besoin.
Étudiant, auto-entrepreneur, retraités, et salariés en quête d’un complément de revenu se sont lancés dans l’aventure du jobbing, qui a transformé le business du service à domicile en opportunités florissantes et encadrées par la loi.
Bertrand Tournier, CEO de Yoojo nous explique comment le jobbing change la donne dans les villes de France et d’Europe :
“A sa création, la mission de Yoojo (ex Youpijob) était claire : améliorer le quotidien des gens, en rendant le service à domicile accessible par l’usage et par le prix, tout en changeant la réalité économique des prestataires réalisant ces services.
Le jobbing à permis d’organiser, de simplifier et de sécuriser le domaine du service à domicile, qui était jusqu’alors trop souvent associé au travail dissimulé avec toutes les dérives que cela entraîne : job réalisé mais non rémunéré pour le prestataire, et manque d’assurance en cas de problème pour le client particulier.”
En plus du côté sécurisant pour les deux parties, c’est surtout la simplification du processus qui a fait du jobbing une réelle alternative au tissu économique traditionnel. De nombreux jobbers profitent des plateformes sur internet pour trouver des nouvelles missions auxquelles ils n’auraient pas eu accès via l’intérim ou les sites d’emplois. Surtout axé sur les “petits boulots”, ils peuvent profiter de ce modèle qui ne nécessite aucun diplôme mais s’appuie beaucoup plus sur les qualifications réelles et les avis clients.
Les professionnels, de leur côté, peuvent bénéficier d’une nouvelle clientèle presque inépuisable dans certaines villes, qui leur permettra de développer leur activité en réalisant des jobs d'appoint dans un contexte économique morose.
Répondant au besoin actuel de recherche d’emploi dans les villes, le jobbing a su créer un lien social générateur de bien-être pour les uns et d’opportunités pour les autres. Nul doute que ce système D de l’auto-emploi n’en est qu'à ses débuts. Celui-ci, en effet, étant surtout pour le moment réservé aux grandes villes de France. L’ile-de-France représente à elle seule 25% des demandes de jobbing.
Jobbing et collectivités territoriales : est-ce compatible ?
Les collectivités territoriales peuvent-elles tirer leur épingle du jeu grâce au jobbing ? La question reste en suspens pour le moment car même si rien n’interdit aux collectivités territoriales d’embaucher des jobbers, la pratique n’est pas encore répandue.
Pourtant, le concept pourrait aider les territoires à développer un nouveau tissu économique autour des mini-jobs ponctuels comme cela existe déjà en Allemagne. Même si l’objectif d’un taux de chômage à 0% sera difficilement atteint, ce type de système alternatif pourrait être utilisé comme levier vers l’employabilité des populations les plus fragiles.
Alors, quel futur pour le jobbing dans nos territoires ?
Ce nouveau modèle économique sera-t-il un vivier d’emploi pour l’auto-entrepreneur aguerri en quête de missions toutes plus différentes les unes que les autres, ou sera-t-il un frein à l’employabilité ?
Seul le futur pourra le dire, mais une chose est sûre : avec un marché estimé à plus de 15 milliards d’euros par an, le service à la personne est là pour rester et se développer de plus en plus dans les années à venir. De leur côté, les plateforme de jobbing essayerons de tirer leur cartes du jeux en prenant la part du lion de ce marché qui ne demande qu’à être exploité.
Trouver des services sur yoojo : https://yoojo.fr/
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